Mardi, la décision a fait la une des sites d'information algériens et fait remonter à la surface un scandale qui suscite encore beaucoup d'interrogations. En 2003, les sociétés de Rafik Khalifa, considéré alors comme le premier entrepreneur de l'ère capitaliste algérienne, sont mises en liquidation après la découverte d'irrégularités gigantesques. Le préjudice subi par l'Etat algérien et par les épargnants de sa principale activité bancaire, est évalué aujourd'hui, par les autorités, entre 1,5 et 5 milliards de dollars.
Différents recours ont conduit la Cour suprême à casser en 2012 le jugement de 2007. Rafik Khalifa et 50 autres accusés doivent bénéficier d'un autre procès. Il sera historique assurément, l'Algérie n'ayant que trop attendu. Mais certains craindraient déjà le grand déballage. "Ce serait assurément prendre le risque que Rafik Khalifa dise enfin ce qui s'est passé et pointe des responsables qui, aujourd'hui encore, participent au gouvernement des affaires algériennes", souligne le journal en ligne TSA. Le feuilleton Khalifa est loin d'être terminé.
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