Chacune des parties a des priorités différentes dans ce projet beaucoup plus modeste que celui envisagé à l'origine. Et de nombreuses incertitudes demeurent sur ses retombées positives pour les populations concernées, sur ses conséquences environnementales et sur son financement.
Pour Israël, c'est avant tout un moyen de s'attaquer à l'assèchement inéluctable de la mer Morte, dont le niveau baisse d'environ un mètre par an. Chaque année, quelque 100 millions de mètres cubes d'eau devraient abonder cette étendue d'eau très salée située 423 mètres en deçà de la mer Rouge, soit le niveau le plus bas du globe. Mais cet apport extérieur ne représentera qu'environ 15 % de ce qui serait nécessaire pour stabiliser le niveau de la mer Morte. Le gouvernement israélien y voit aussi une manière d'afficher sa volonté de coopération régionale avec le royaume hachémite. L'intérêt du projet est « stratégico-diplomatique », a confirmé M. Shalom.
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