Les anti-Balaka, lors de leur offensive du 5 décembre sur plusieurs quartiers de la capitale, ont conduit des opérations de porte-à-porte et tué jusqu'à 60 personnes, assure l'ONG. Les forces de l'ex-Séléka «ont mené des représailles à grande échelle contre les chrétiens, tuant près de 1000 hommes en deux jours et pillant systématiquement les maisons des civils», dénonce Amnesty. L'organisation renvoit dos à dos les différentes milices auxquelles elle impute tant des «exécutions extrajudiciaires, que des mutilations, des destructions volontaires d'édifices religieux, comme des mosquées, et le déplacement forcé en grands nombres». «Nos recherches sur le terrain ces deux dernières semaines ne laissent aucune place au doute: des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité sont commis par les deux parties en conflit», estime Christian Mukosa, l'un des chercheurs.
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