Angela Merkel sera mercredi soir à l'Élysée, désormais à la tête d'un gouvernement qui compte six pointures sociales-démocrates dans ses rangs, nourrissant l'espoir d'un rapprochement avec Paris sur les dossiers européens, économiques ou sociaux. Tout comme François Hollande, qui s'était envolé pour Berlin sitôt sa passation de pouvoir achevée avec Nicolas Sarkozy, le 15 mai 2012, la chancelière allemande, reconduite officiellement dans ses fonctions mardi, réserve à la France le premier déplacement à l'étranger de son troisième mandat. Au-delà d'une tradition bien ancrée, symbole du rôle moteur du couple franco-allemand en Europe, Angela Merkel et François Hollande tenteront d'accorder leurs violons à la veille d'un sommet européen décisif. Les Vingt-Huit se retrouveront jeudi et vendredi à Bruxelles pour tenter de mettre la dernière main à un projet d'union bancaire, censé parer le risque d'une nouvelle crise du secteur bancaire européen, et faire avancer un tant soit peu une Europe de la défense désespérément embourbée.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire