Ils sont plus de 10 000 habitants de Juba, la capitale du Soudan du Sud à avoirtrouvé refuge sur les bases locales de l'ONU, fuyant les combats entre factions rivales de l'armée qui ont déjà fait plusieurs centaines de morts, au lendemain de l'annonce d'un coup d'Etat manqué.
Mardi soir, près de trois heures après le début du couvre-feu, on entendait encore des détonations sporadiques d'armes légères, semblant démentir les affirmations du ministre de l'information à l'AFP, selon lesquelles les autorités avaient « le contrôle total » de la situation.
Le ministre Michael Makuei annonçait mardi soir que « le nombre de tués (...) est désormais de 73, tous des soldats ». Dans la matinée le secrétaire d'Etat à la santé avait lui évoqué des décès de civils dans les combats, sans en préciser le nombre, précisant que 140 personnes étaient également hospitalisées. Mais selon des informations envoyées par des hôpitaux de Juba, relayées par un responsable de l'ONU sur place, entre 400 et 500 cadavres auraient déjà été transportés dans des hôpitaux de Juba.
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