La conférence de citoyens sur la fin de vie préconise, lundi 16 décembre, "la légalisation du suicide médicalement assisté", mais avec des "nuances".
Cette "conférence de citoyens", mise sur pied par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) à la demande de François Hollande, s'oppose cependant à une inscription dans la loi de l'euthanasie, même si elle propose, dans des cas particuliers, des "exceptions d'euthanasie".
La possibilité de se suicider par assistance médicale comme l'aide au suicide constitue, à nos yeux, un droit légitime du patient en fin de vie ou souffrant d'une pathologie irréversible, reposant avant tout sur son consentement éclairé et sa pleine conscience", a indique ce panel de 18 citoyens dans son avis.
Concernant la question de l'euthanasie, les citoyens estiment que "les mesures contenues dans la loi Leonetti, les avancées en matière de soins palliatifs et l'ouverture de recourir au suicide assisté que nous préconisons dans notre avis, permettent d'écarter l'euthanasie comme solution pour la fin de vie". Mais ils "se déclarent favorables à une exception d'euthanasie" envisageable dans "des cas particuliers ne pouvant entrer dans le cadre du suicide assisté losrqu'il n'existe aucune autre solution".
Les personnalités auditionnées ont été choisies par le CCNE et pour une partie par les citoyens eux-même, a précisé Jean-Claude Ameisen, président du CCNE.
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