L'hommage national rendu dimanche par Israël à l'ancien premier ministre Ariel Sharon s'est poursuivi lundi, avec l'inhumation de sa dépouille mortelle dans la terre de son ranch, Les Sycomores, dans le Néguev.
Cette ferme est située non loin de la bande de Gaza, une région étroitement associée à son nom : alors qu'en 2002 il affirmait que « le sort de Netzarim est le même que celui de Tel-Aviv », trois ans plus tard, il prenait la décision d'évacuer les troupes israéliennes et les 8 000 colons implantés dans le territoire côtier palestinien.
C'est d'abord ce pragmatisme, sa capacité à prendre des décisions impopulaires auprès d'une partie de sa majorité politique, qui est mis en valeur dans les innombrables articles qui lui sont consacrés dans la presse israélienne depuis son décès, samedi, après huit ans de coma. Nombreux sont les Israéliens qui considèrent que le désengagement de Gaza, qui allait favoriser l'avènement au pouvoir du Hamas, a été une erreur. Mais la plupart reconnaissent que celui qu'ils surnommaient « Arik », avait alors agi en homme d'Etat.
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