L’année 2014 a mal commencé en Turquie. La livre turque n’en finit pas dedévisser. Elle subit, comme la Bourse d’Istanbul, le contrecoup du scandale de corruption dans lequel se débat le gouvernement conservateur et qui a contraint le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, à se séparer de trois de ses ministres. Malgré les difficultés de l’heure, M. Erdogan a quitté Istanbul, dimanche 5 janvier, pour une tournée de six jours en Asie, notamment au Japon.
Au lendemain du départ du premier ministre, la devise nationale a atteint, lundi 6 janvier, un nouveau plancher historique face au billet vert à plus de 2,19 livres pour un dollar. Le principal indice boursier d’Istanbul, en revanche, est resté stable.
Dans un entretien accordé dimanche au Financial Times, le nouveau ministre de l’économie Mehmet Simsek a concédé que la faiblesse de la monnaie nationale avait « à l’évidence des implications macroéconomiques négatives pour la Turquie ». « Pour la première moitié de 2014, nous anticipons une croissance plus faible, plus modeste, à cause du resserrement [de la politique monétaire de la Fed] et des conditions politiques et économiques intérieures », a-t-il ajouté.
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