Cette formulation est le fruit d'un compromis entre les islamistes d'Ennahda, majoritaires à l'assemblée, et l'opposition laïque. Ce texte unique dans le monde arabe s'ajoute à d'autres concessions des islamistes sous la pression de la société civile et de l'opposition.
Ennahda avait fait scandale durant l'été 2012 en annonçant vouloir introduire le concept de «complémentarité» homme-femme. Confronté à une levée de boucliers, le parti a finalement renoncé à ce projet. Les islamistes ont aussi accepté au fil des mois de renoncer à inscrire l'islam comme source de droit et à punir les «atteintes au sacré». Ils ont aussi voté dimanche, sous la pression de l'opposition laïque, l'interdiction des «accusations d'apostasie», un élu ayant affirmé avoir été menacé après avoir été qualifié d'ennemi de l'islam, alors que deux opposants ont été assassinés en 2013 par la mouvance jihadiste.
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